Bavardages : Quand j’aurai 40 ans…

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Tous les jours, je lis des dizaines d’infos et d’articles sur le net. Celui qui m’aura le plus marqué cette semaine est une lettre que Garance Doré s’est écrit à elle-même. Elle a fêté il y a quelques jours ses 40 ans et a rédigé un très joli mot « à ses 20 ans. »

Pour celles qui souhaitent la lire (et je vous encourage vraiiiiment à le faire), c’est par ici 

Ce que j’aime chez Garance, c’est que parfois, comme ça sans prévenir, elle balance des textes hyper bien écris. Ces mots sont tous très bien choisis et transmettent parfaitement l’émotion que l’on ressent.

Forcément, je n’ai pas eu de mal à acquiescer tout en lisant cette lettre. Parce que oui, comme pour toutes jeunes femmes dans sa vingtaine je pense, je me pose des millions de questions sur mon avenir (enfin rassurez-moi, vous aussi hein ?).

Il y a eu tellement de changements dans ma vie ces quatres dernières années auxquels je n’aurai jamais pensé, que je me demande bien ce que l’avenir me réserve.

Je n’ai jamais eu une idée précise de ma vie. Je n’ai jamais planifié mon futur ou ressentis le besoin de le faire, j’ai l’impression que finalement, on se laisse un peu aller et guider par son instinct et par les évènements.

C’est pas pour autant que je suis hyper à la cool quand je pense à l’avenir ! Pas du tout ! Moi, je ne pense pas aux étapes de la vie, je me construis des objectifs, c’est comme ça que je fonctionne. J’aimerai faire un milliard de chose par exemple avant mes 25 ans…Bon autant vous dire que je suis dans la m**** parce que les deux prochaines années qui me restent seront shorts pour atteindre ces objectifs ou ses rêves hehe ! Mais en même temps, plus le temps passe, et plus mes désirs changent aussi. On se résonne un peu, on trouve son bien-être ici et maintenant, plutôt que de vouloir toujours plus. C’est peut-être ça aussi « la sagesse ».

Ces petites angoisses se calment pendant quelques temps…Et puis parfois ça revient (généralement quand on a une journée difficile). C’est ce que j’appel mes « minis-crises-existentielles » (ce nom fait beaucoup rire mes amies, et moi aussi!).

Généralement, ça tourne toujours autour du fait que je souhaites repartir vivre en Australie (ou à l’étranger). J’ai adoré la vie que j’avais là-bas et ça me manque beaucoup. Mais en même temps, j’ai conscience de la distance. Est-ce qu’une vie en Australie serait-elle si bonne que ça, sans ma famille ? Je n’en suis pas sur. Et pourtant je sais que la qualité de vie, la mentalité et surtout les opportunités de travail sont complètement différentes qu’en France.

Alors j’en parle un peu, autour d’un verre avec des copines, et puis finalement, je reste toujours entre ces deux chemins pour le moment. Et je me dis « on verra bien »…Comme si j’attendais encore un peu. Pourtant, comme Garance le dit si bien dans sa lettre :

« La vie, ta vie était là ! Pas dans le futur comme tu l’avais toujours imaginée, te préparant pour “plus tard”. Mais là. Dans le présent. Tout ce que tu fais aujourd’hui, chaque minute, c’est ta vie. »

 

Et c’est vrai. On construit notre vie chaque jour. Et ce qu’il y a de plus « sage » à faire pour moi, c’est de continuer ainsi. De faire des projets, plus ou moins gros et de passer à l’action, lorsque ma vie ou plutôt le chemin choisi, ne me plaira plus. Je me dis pas encore « c’est le moment de partir vivre à l’étranger ». Et tant que je n’en suis pas convaincu (si je le suis un jour), je profites du moment présent.

J’espère que je garderai ça en tête pour les prochaines années à venir et qu’à 40 ans, je serai contente du chemin parcouru.

Ca me parait encore loin, j’ai encore beaucoup de choses à vivre. Mais j’espère simplement être heureuse. C’est bête à dire, je sais, mais c’est ce qu’on souhaites toutes et tous, non ?

Est-ce que vous pensez souvent au futur vous ?

Est-ce que vous essayez parfois de vous imaginez dans 10, 20 ou 30 ans ?

Et surtout, est-ce que vous avez déjà changé complètement de vie ? Ou vous aimeriez le faire ? Allez, petit « girl talk » les filles, rassurez-moi sur le fait que je ne suis pas seule parfois à faire des minis-crises-existentielles ! 🙂

 

(Illustration Garande Doré)

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4 Commentaires

  1. Alaïs ou une feignasse sportive
    Mai 4, 2015 / 7:46

    Hey bien moi justement c’est partir qu’il me tarde le plus, je ne tiens plus en place ! Soit le Québec soit l’Australie (d’ailleurs si tu as quelques conseils je suis preneuse !). Je suis retenue à Paris par mon compagnon qui vient d’obtenir un CDI et j’ai l’impression d’être coincée, je me sens obligée de rester parce que je sais que ça lui permet d’acquérir de l’expérience. Mais en attendant je brûle intérieurement car je me dis que je serai encore plus heureuse à l’étranger j’ai ça dans le sang, je n’aime pas la routine et il faut que ça bouge. Autant dire que le métro boulot dodo parisien et loin de mon idéal… En tout cas je me projette très souvent dans l’avenir j’ai beau avoir la vingtaine j’y pense et j’espère que j’aurais à ce moment là réalisé une bonne partie des choses que je veux faire et que j’aurais osé surtout prendre des risques pour réaliser mes projets.

    • MyFrenchMuse
      Mai 6, 2015 / 6:42

      Oui Anaïs, j’ai ce même sentiment, en tout cas vraiment l’envie de me dire « J’ai 40 ans et j’ai peu de regrets » ou j’ai fais pas mal de chose…Pour l’Australie, si tu as des questions, n’hésites pas, j’essayerai de t’aider au mieux 🙂

  2. aurelie A
    Mai 7, 2015 / 1:22

    absolument vrai l’article,dans quelques mois je touches les 25ans..sans exactement savoir ce que je veux..(pas de plans précis)mais quelques idées ici et la..:)
    et encore une fois super blogs. bises de l’ile Maurice

    • MyFrenchMuse
      Mai 11, 2015 / 9:41

      Merci Aurélie…Et puis savoir que j’ai une lectrice depuis l’île Maurice…La grande classe 🙂 🙂

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